BIOGRAPHIE
du peintre
Luc Georges Maxime Simon
1879 - 1941

Autoportrait

 

Maxime Simon est né à Paris le 16 octobre 1879, fils du peintre Ernest Simon et de Jeanne Dardoize, petit-fils du peintre Emile Dardoize. A 17 ans, il est l’élève de Gabriel Ferrier à l’académie Julian avant d’être admis à l’Ecole nationale des Beaux-Arts où il fréquente l’atelier Bouguereau.

Dès 1901, il est portraitiste, parfois dans le goût impressionniste, en même temps qu’il effectue des travaux décoratifs. Il expose comme portraitiste au salon de la Société des Artistes français, ce qui ne l’empêche pas d’envoyer au salon des Indépendants ses premières natures-mortes. On conserve, peinte en 1909, une suite de toiles décoratives sur le thème des quatre saisons ; des paysages normands à peine idéalisés, avec un excellent rendu de la lumière. Ainsi, arrivant à la trentaine, il maîtrise l’art décoratif, le portrait, la nature-morte et le paysage.

Après la Grande Guerre, où il est officier de réserve, il épouse Hélène Gilard, institutrice puis directrice d’école, qui lui donne un fils. Bénéficiant d’un logement de fonction, la famille habite diverses localités de Seine-et-Oise et, tout naturellement, le peintre se fait le chantre les villages et des doux vallonnements de l’Ile-de-France.

Il revient aussi à la nature-morte et excelle dans le traitement des bouquets de fleurs avec des effets de couleurs et de luminosité très travaillés.

A partir de 1928, approchant de la cinquantaine, il éprouve le besoin d’évoluer. Conseillé par son ami Louis Charlot (1878-1951), il adopte une facture influencée par Cézanne : conception du tableau par masses, rendu accentué des volumes, touche oblique, mais en s’abstenant des couleurs très contrastées qu’affectionnent certains cézanniens alors à la mode.

Il habite et peint à Goussainville au cœur de la plaine de France, à Draveil en bord de Seine puis dans l’Ouest parisien, à Sartrouville et à Saint-Germain-en-Laye. L’été il voyage pour peindre dans le Morvan, pays natal de son épouse, à Camaret en Finistère, à Chartres, dans le Périgord et surtout à Carolles, village de la baie du Mont-Saint-Michel où, dès l’adolescence, il accompagnait « sur le motif » son père, son grand-père et son frère Jacques.

Dans les années 1920 et 1930, il expose en diverses villes dont Versailles, Nevers et Paris (aux Indépendants, au salon d’Automne, au salon des Tuileries et à la Société Nationale des Beaux-Arts). Sa réputation de portraitiste lui vaut des commandes de la clientèle parisienne et aussi carollaise. Victime d’un cancer, il meurt à l’hôpital d’Eaubonne, le 16 avril 1941, âgé de 61 ans.

Le musée national d’Art moderne ainsi que les villes de Paris et de Nevers conservent ses œuvres.