BIOGRAPHIE

du compositeur et violoncelliste virtuose

Jean-Louis Duport 1749 - 1819

Né à Paris en 1749, dit « le cadet » pour le distinguer de son frère Jean-Pierre également violoncelliste et compositeur, Jean-Louis Duport débute très jeune à l’opéra (où son père avait été danseur) avant de se produire au Concert spirituel dès 1768, à 19 ans. Il devient ensuite premier violoncelle à l’opéra de Paris.
Portrait par R. Descarsin

 

Dans les années 1780, il effectue jusqu’en Angleterre des tournées mettant en valeur ses dons de virtuose. A Paris, il est l’un des musiciens ordinaires du prince de Guéménée dont les fêtes sont parmi les plus brillantes du faubourg Saint-Germain. Madame Roland, dans ses mémoires, évoque ce jeune artiste très apprécié qui, dans le salon de Madame de L’Epine, jouait en duo avec le violoniste créole Joseph de Saint-Georges. Il est mentionné en 1781 comme franc-maçon, membre des Loges parisiennes. Carmontel le représente dans un portrait de groupe. En 1788, Rémy Descarsin peint son portrait (aujourd’hui au Musée de la Musique de Paris).

Au début de la Révolution, il voyage en Europe centrale où il est reçu dans les cercles musicaux les plus variés et fréquente notamment Mozart (Neuf variations sur un menuet de Duport, K 573) et le jeune Beethoven. Résidant à Berlin où son frère, depuis 1773, est violoncelle solo à la chapelle royale, il épouse Louise Tassaert (1770-1818), fille du premier sculpteur du roi de Prusse, Antoine Tassaert, décédé en 1788. Il enseigne l’art musical au roi Frédéric Guillaume II qui le nomme intendant de l’Opéra royal de Berlin. On sait que la sonate opus 5 pour piano, violon et violoncelle de Beethoven fut créée à Berlin avec le compositeur au piano et les frères Duport aux instruments à cordes. En 1797, il est maître de chapelle à Munich.

En 1806, il rentre en France pour servir quelque temps le roi Charles IV d’Espagne, en exil à Marseille, puis se fixe à Paris où, très vite, il est adulé du public et couvert d’honneurs officiels : soliste aux concerts de l’Odéon, soliste à la chapelle de l’Empereur, chargé d’une classe au Conservatoire. Les soirées parisiennes se disputent son concours ; avec quelques autres virtuoses, il est l’ornement des petites réceptions données à Malmaison, quand l’impératrice Joséphine doit s’éloigner de la cour. A la Restauration, il passe au service de Louis XVIII, jusqu’à sa mort à Paris en 1819. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, dans le carré des musiciens où sa tombe demeure visible.

Son traité sur le doigté du violoncelle, paru en 1806, fit autorité pendant plus d’un siècle. On lui doit six concertos pour violoncelle et orchestre, trois duos pour violoncelles, des sonates, des nocturnes. Parmi ses œuvres ayant fait l’objet d’une diffusion récente, signalons :
- En 1985, enregistrement chez Erato des concertos nos 2 et 5 par Frédéric Lodéon, Xavier Gagnepain et l’Ensemble orchestral de Paris dirigé par Pierre Wallez.
- Le 15 novembre 2001, un récital lui a été dédié par David Louwerse et Hortense Beaucour qui ont interprété la sonate en ut majeur pour deux violoncelles, l’étude n° 20 pour violoncelle solo et la sonate en sol majeur.

Extraits musicaux
PARTITIONS
(Courtesy free-score.com)

Etude for 2 Cellos - Part II
21 etudes pour violoncelle
Livre 2 (études 14 à 21)
version pour 2 violoncelles
Etüden von Jean Louis Duport VIOLONCELL. 1.
21 études pour violoncelle seul
Essai sur le doigté du violoncelle et sur la conduite de l'archet

CD

Sur Internet on peut trouver quelques CD d'interprétations des oeuvres de Duport :

  • Six Sonates pour violoncelle et basse dédiées au Roi de Prusse
  • Études pour violoncelle solo (Alessandro Andriani et Simone Ceppetelli)
  • Concertos for Cello and orchestra N° 4-6 (par Peter Hörr)