DICTIONNAIRE

Artistes des familles TASSAERT, DUPORT, DARDOIZE, SIMON

et des familles apparentées

 
En 1635, la guilde Saint-Luc (communauté des artistes) d’Anvers admit en son sein Pierre Tassaert, peintre dont aucune œuvre n’est connue. Premier chronologiquement d’une famille d’artistes, sa descendance compte environ 30 artistes répertoriés. Beaucoup plus si l’on y ajoute les conjoints et les collatéraux.

BARBIEUX, Pierre Joseph Ignace. Sculpteur parisien, admis par la Communauté des peintres et sculpteurs en 1778, documenté jusqu’en 1796. On lui connaît des marbres allégoriques et mythologiques au tiers des dimensions naturelles. Gendre d’Antoine Tassaert. T11,8.

BEER, Joseph Grünwald. 1747 - Berlin, 1811. Clarinettiste originaire de Bohème. Après avoir exercé à Paris et en Russie, il se fixe à Berlin, attaché à la chapelle royale dès 1793. Mari d’Antoinette Tassaert. T11,8. T11s,29.

BELLENGER Albert. Pont-Audemer, 1846 - Paris, 1919. Graveur sur bois debout, élève d’A. Gusman et d’A. F. Pannemaker, admis au SAF en 1873, méd. de 3e classe en 1884, et à la Royal Academy en 1875. Il a gravé d’après Bayard, Doré, Dunki, Geoffroy, de Haenen, Herkomer, Georges Mélingue (Le souper d’Auteuil, 1879), Ed. Morin, Outin (L’émigrante, 1884), Robert-Fleury (Le billet doux, 1891), G. Scot, D. Vierge et dirigé l’atelier de gravure sur bois de L’Illustration. Il illustra Hugo, L’homme qui rit (1875), Les travailleurs de la mer (1876), N.-D. de Paris (1877), Michelet, Histoire de la Révolution française (1878), Histoire de France populaire (1868-1885), Zola, L’Assommoir (1878), Gennevraye, Théâtre de famille (1883), Barrès, Un amateur d’âmes (1899) ainsi que des romans de A. Daudet, G. Ohnet, A. Theuriet et les revues Magasin pittoresque, L’Art, Magazine of Arts, Le Monde illustré. Frère de Clément, Georges et Marie Bellenger. Beau-père de Jacques Simon.

BELLENGER, Fernand Marie. Paris, 6 septembre 1873 - Villiers-sur-Morin, 25 février 1951. Graveur sur bois, élève d’Albert Bellenger, son père. Il publia dans L’Image, revue dont la disparition en décembre 1897 marque la fin en France de la gravure sur bois debout. Il devint alors photographe et retoucheur à L’Illustration tout en poursuivant une production de pastels, d’aquarelles et de lithographies.

BELLENGER, Georges. Rouen, 28 décembre 1847 - 1914. Peintre de paysage et de nature-morte, élève d’Eustache Bérat, Jules Laurens et Lecoq de Boisbaudran. Admis au SAF en 1864, méd. de 3e classe en 1873 et de 2e classe en 1882. Il est aussi lithographe, reproduisant des dessins de Watteau, Boucher, Prudhon… et illustrant le Grand Larousse puis le Larousse du XXe siècle. Il expose à la SNBA en 1898 Eventail, dessin et Eventail, litho. Frère d’Albert, Clément et Marie Bellenger. Epoux de la poétesse Marie Kriscinska (Intermèdes, nouveaux rythmes pittoresques, L. Vanier éd., 1904). Il habitait au 6, passage de l’Elysée des Beaux-Arts à Montmartre où son épouse tenait un salon littéraire.

BELLENGER, Marie. Née à Paris le 25 mars 1863. Lithographe, élève de Georges Bellenger, admise au SAF en 1886. Sœur d’Albert, Georges et Clément Bellenger. T12,12.

BLESSON, Annette épouse BUSSE. 18e-19e s. Minaturiste. Fille de Nicolas Blesson et Sophie Tassaert, petite-fille d’Antoine Tassaert. T11,4.

BRAMTOT, Alfred Henry. Paris, 18 juillet 1852 - Garennes, Eure, 15 juin 1894. Peintre d’histoire et portraitiste, prix de Rome en 1879. Le suffrage universel qui décore la mairie des Lilas est son œuvre la plus connue, souvent reproduite dans les manuels scolaires. Fils d’Hyppolite Bramtot. T6,5.

BRAMTOT, Henri Hyppolite. Homme de lettres décédé à Paris le 17 septembre 1901. Son recueil Poèmes intimes (265 p.) a été publié en 1902. Cousin germain d’Emile Dardoize.

DARDOIZE, Berthe Marie Louise Maxime épouse PILINSKI. Paris, 17 décembre 1859 - Saint-Maurice, Seine, 25 octobre 1943. Peintre portraitiste et décoratrice, élève de son père et de Mme Thoret. Fille d’Emile Dardoize et de Zoé Jaume. VD. T13,5.

DARDOIZE, Louis Emile. Paris, 10 mars 1826 - Paris, 17 octobre 1901. Peintre paysagiste, dessinateur et lithographe. Admis au SAF en 1845. Méd. de 3e classe en 1882, méd. de bronze aux EU de 1878, 1889 et 1900. Peintre des cours d’eau en sous-bois jusqu’en 1882, il évolua ensuite, peignant des paysages emprunts de naturalisme et souvent ensoleillés. Plus de 80 sites figurent à son catalogue, notamment des environs de Paris (Bougival, Cernay, Château-Thierry, Epernon, Le Coudray-Montceaux, Maintenon, Seine-Port), de Bretagne (Moncontour, Morieux), de Normandie (Carolles, Clécy, Les Andelys, Mont-Saint-Michel) du Midi (Cagnes, La Napoule, Villeneuve-lès-Avignon) et d’Algérie (Blida, Guyotville). Sa production graphique est abondante et de qualité. Ses œuvres sont à Carcassonne, Dunkerque, Honfleur, Paris et Riom. Fils d’Auguste Dardoize, époux de Berthe Naze en 1850 et de Zoé Jaume en 1859. VD. T13s. T17,4. T17,18. T18,14.

DIEN, Louis Félix Achile. Paris, 24 décembre 1825 - après 1901. Dessinateur et peintre. Auteur de sujets orientalistes (Danseuse orientale, hst), de paysages urbains (Boulevard parisien, hst) et surtout de paysages ruraux ou forestiers. Ses œuvres les plus connues sont des dessins au fusain d’une grande virtuosité. Médaillé aux EU de 1889 et 1900. Marié à Léonie Pellecat, petite-fille de Jean Louis Duport. T13,20.

DUPORT, Jean Louis dit le Cadet. Paris, 1749 - Paris, 1819. Violoncelliste virtuose et compositeur. Après ses débuts au Concert spirituel, en 1768, il est premier violoncelle à l’opéra de Paris. Divers mémorialistes le mentionnent aux fêtes données par Madame de l’Epine, le duc de Guéménée, etc. En 1789, il rejoint son frère Jean Pierre à Berlin. En 1797, il est maître de chapelle à Munich puis entre, en 1806, au service du roi Charles IV d’Espagne, en exil à Marseille. En 1812, à Paris, il est soliste à la chapelle impériale et chargé d’une classe au Conservatoire. Son traité sur le doigté du violoncelle, paru en 1806, fit autorité pendant plus d’un siècle. On lui doit six concertos, trois duos pour violoncelles, des sonates, des nocturnes. Marié à Louise Tassaert (1770-1818), fille d’Antoine. T10,8. T11s,29. T12,15. T16,9. T17,13.

DUPORT, Jean Louis fils. 1795-1860. Facteur de pianos exerçant à Paris, 83, rue Neuve des Petits-Champs où il organisait des récitals. Sans être aussi réputé que ceux d’Erard et de Pleyel – les facteurs les plus en vue – le salon de Duport fut l’un des hauts-lieux de la musique romantique à Paris, dans les années 1830 à 1850. « Grâce aux salons des principaux facteurs […] la pratique du concert put se développer à Paris, surtout à la fin des années 1830 » écrit Fauquet dans Dictionnaire de la musique en France au 19e siècle, Fayard, 2003. En 1842, l’un des artistes invités, Auguste Franchomme (1808-1884), acheta à Duport le violoncelle stradivarius que celui-ci tenait de son père, Jean Louis Duport dit le Cadet. T16,10.

DUPORT, Jean Pierre dit l'Aîné. Paris, 1741 - Berlin, 1818. Violoncelliste et compositeur. Après s’être produit à Paris, au Concert spirituel et chez le prince de Conti, il voyage en Europe et Frédéric II le retient à Berlin, en 1773. Violoncelle solo à la chapelle royale jusqu’en 1811. Directeur des concerts de la cour de 1787 à 1806. Frère de Jean Louis. T17,3.

JAUME, Zoé épouse DARDOIZE. Bourges, 12 mai 1829 - Versailles, 19 septembre 1904. Seconde épouse, en 1859, d’Emile Dardoize, elle collabora à la Revue politique et littéraire dite Revue bleue où elle était chargée « de la réception ou du refus des nouvelles et des romans » (Journal des Goncourt, 23 juillet 1894). Son salon littéraire et musical était renommé. T10,11. T13s,4.

LEFÈVRE, Jacqueline. 20e s. Après avoir dirigé le département cinéma du Musée de l’Homme, elle s’affirme comme réalisatrice et scénariste. L’Abrivade (1963, voile d’or à Locarno), Le Cinquième soleil (1965, sélectionné aux festivals de Cannes et de Venise) sont parmi ses œuvres les plus remarquées, avec Versailles, un opéra à la française (1987). A plusieurs reprises, elle a été la co-réalisatrice de François Reichenbach. Elle a publié un livre de souvenirs, Un château en Cévennes, JC Lattès, 2008. Petite-fille d’Ernest Simon. T17,15.

LEFÈVRE, Pierre. 1914-2002. Pharmacien d’officine, il consacre tous ses loisirs à élaborer des photos n&b de sites remarquables : le Haut-Atlas au Maroc, le Mont-Saint-Michel, la cathédrale de Chartres, des abbayes cisterciennes, des chapelles bretonnes, le val de Loire… Petit-fils d’Ernest Simon. T10,5.

LELONG, Hervé. Né à Chartres le 10 septembre 1937. Elève de Wogensky. Peintre cartonnier pour le tissage en haute et basse lisse, il ouvrit une galerie de tapisserie à Aubusson puis à Paris. Ses créations ornent ou ont orné des palais nationaux (à Abidjan, à Téhéran et en France) ainsi que des navires de prestige. Il a conçu pour la cathédrale de Chartres une tapisserie de sol de 75 m² inaugurée en 2000. Arrière-petit-fils d’Albert Naze. T7,21. T11,24.

MOREAU, Marie Edmée épouse TASSAERT. Paris, vers 1735 - Berlin, 1791. Pastelliste et miniaturiste, elle enseigne le dessin à ses enfants et aux élèves de son mari, tandis que celui-ci les initie à la gravure et à la sculpture. Après 1775, à Berlin, son salon reçoit, en français, l’élite locale et les étrangers de passage. Pupille du graveur Pierre Caillois. Epouse en 1759 à Paris d’Antoine Tassaert. T11,7. T11s,27. T15s,2. T17,13.

MUSSINI, Cesare. Berlin, 1804 - Florence, 1879. Peintre. Après avoir été pensionnaire à l’académie Saint-Luc de Rome, il vit en Italie, en Allemagne et en Russie. Il met au point un procédé pictural appelé Colori Mussini. Ses œuvres sont à Florence (Académie, Offices, Pitti), Paris (Petit-Palais), Saint-Petersbourg (cathédrale Saint-Isaac). Marié à Elise Blesson, arrière-petite-fille d’Antoine Tassaert. T11,6.

NAZE, Albert. Paris, 14 avril 1832 - Epernon, 11 août 1893. Peintre, notamment de fleurs, il exerce à Paris, chez le décorateur Sallendrouze. A la fermeture de cette maison, vers 1861, il devient meunier à Pontoise. En 1875, il se retire avec sa famille à Epernon où il s’adonne à la peinture de fleurs et de paysage, sans intention de carrière. Petit-fils de Jean Louis Duport. Epoux d’Amélie Robert qui, comme lui, descendait d’Antoine Tassaert. T17,13.

NAZE, Berthe épouse DARDOIZE. Paris, 2 octobre 1828 - Paris, 5 mars 1855. Dessinatrice de paysage. Petite-fille de Jean Louis Duport, épouse d’Emile Dardoize. T7,14.

PILINSKI, Jean Louis André. Paris, 20 août 1885 - Paris, 11 février 1947. Sa famille se faisait appeler Pilinski de Belty. Poète, il publie en 1908 le recueil Les Prémices. Peintre paysagiste dans la manière de son grand-père Emile Dardoize, il signe Jean de Belty. Artisan d’art, il crée des soieries et des papiers cailloutés. Fils de Berthe Dardoize. T2,21. T13,5.

ROBERT, Felicitas. Voir TASSAERT, Henriette Félicité épouse ROBERT.

SCHOEDELIN, Reginald. Voir SHEDLIN.

SEPTMONTS, Georges. Pseudonyme sous lequel Maxime Simon publia, en février 1918, un recueil en vers brocardant sans malice la vie militaire : Fables et fabliaux, « A coups de pic et de bêche ». T6,3.

SHEDLIN (SCHOEDELIN, Reginald dit). Bayonne, 3 mars 1908 - Lussas, Ardèche, 22 septembre 1988. Peintre de paysages et de natures-mortes. Comme paysagiste, il traite sur le mode expressionniste des sites français et espagnols. Ami de Picasso, sa création en natures-mortes est influencée par ce maître auquel, par la suite, il préfère Bonnard et ses coloris apaisés. Après 1964, il vit en Ardèche et se recentre sur l’art du paysage, à l’huile ou au pastel gras. Epoux de Jacqueline Simon, petite-fille d’Ernest Simon. T15,15. T16,19.

SIMON, André Louis. Paris, 1877 - Londres, 1970. Négociant en vins basé à Londres, il sut asseoir sa réputation sur des écrits au style agréable. Celui qui le lança fut History of wine trade in England, où une recherche sur documents conclut que la consommation de vin, en Albion, est une tradition constante depuis la conquête romaine. Dans ses mémoires, By Request (London, 1957), il évoque son père Ernest Simon et son grand-père Emile Dardoize.

SIMON, Ernest Constant. Paris, 25 avril 1848 - Le Caire, 26 avril 1895. Peintre paysagiste et de natures-mortes. Elève de Cassagne, Dardoize, Cabanel et Carolus-Duran, il est admis au Salon en 1880. Se spécialisant en aquarelle, il aborde l’Ile-de-France, la Normandie et la Bretagne, puis, en 1880, Nice et Venise ; en 1884, Naples ; en 1886, l’Algérie ; en 1887, la Tunisie ; en 1888, la Hollande et la Suède ; en 1891, la Martinique ; en 1893, l’Egypte, l’Espagne et le Maroc. Ses œuvres sont à Granville, Guingamp, La Martinique (Conseil régional) et Vitré. Epoux de Jeanne Dardoize, fille d’Emile Dardoize. CP. T3,11. T10,16. T11,12. T16,13. T17,6.

SIMON, Jacques Roger. Paris, 21 novembre 1875 - Carolles, 16 février 1965. Peintre paysagiste, orientaliste, aquarelliste, aquafortiste, lithographe, illustrateur et cartonnier. Après avoir été l’élève de Bouguereau, Ferrier, Cottet et Maignan, il se rapproche, un moment, du fauvisme. D’emblée familier de la Normandie et de la Bretagne, il visite l’Espagne et Tanger en 1901, la Tunisie en 1903 et, comme boursier Abd-el-Tif, l’Algérie en 1908. Après 1918, il découvre le val de Loire, l’Angleterre et le Maroc. Vers 1928, en Algérie, Marquet l’influence. Méd. d’argent à la Coloniale de Nantes en 1904, méd. de 3e classe au SAF en 1905, mention honorable en section gravure du SAF en 1912, méd. de bronze au SAF et méd. d’argent aux « Arts déco » en 1925, prix de la Gravure originale en noir en 1926, méd. d’or au SAF et prix Corot en 1928, hors concours à la Coloniale de 1931, méd. d’argent à l’Exposition de 1937, membre de la Société des peintres orientalistes français. Ses sites favoris, en France, sont Paris, Chartres, Carolles et le Mont-Saint-Michel. Les natures-mortes, les sujets animaliers, les scènes d’intérieur souvent animées d’enfants complètent sa gamme, avec les cartons (vitraux, tapisseries) et les livres illustrés, dont Fromentin, Une année dans le Sahel (1930), René Gobillot, Croquis chartrains (1947). Ecrivain, ses ouvrages les plus connus, tous illustrés par lui, sont Carolles, Manche (1949), Une journée au Mont (1950), Belles foires de la Manche (1953), Poèmes (1956), Le voyage rétrospectif (1965). Fils d’Ernest Simon, mari d’Isabelle Bellenger, fille d’Albert. T2,3. T3,24. T11,22. T12,4. T13,10. T14,7. T17,9. T18,13.

SIMON, Laurence. Née à Paris le 1er août 1957. Diplômée de l’ENSBA et ayant séjourné à Rome, elle pratique une peinture reposant sur un dessin très maîtrisé et se définit comme peintre de la réalité et de la mémoire, décelant beauté et poésie dans la banalité ambiante. Petite-fille de Maxime Simon. T13,17. T14,3. T16,24. T17,20. T18,16.

SIMON, Luc Georges Maxime. Paris, 16 octobre 1879 - Eaubonne, 16 avril 1941. Peintre de portraits, de natures-mortes et de paysages. Elève de Ferrier et de Bouguereau, certaines de ses œuvres dénotent l’influence impressionniste ou, après 1928, cézannienne. En paysage, il peint l’Ile-de-France, la Normandie, la Bretagne, le Morvan et le Nivernais. En nature-morte, il affectionne les sujets de fleurs. Fils d’Ernest Simon. T13,15. T14,2. T14,s.

SIMON, Maxime Franck. Né à Lyon le 1er juin 1973. Photographe argentique et plasticien. Partant de ses propres photos, il crée des compositions, notamment par transfert d’images de plans-films polaroïds. Descendant d’Ernest Simon (4e génération). www.photawam.fr

SIMON, Noële. Paris, 25 décembre 1916 - Bhannès, Liban, 18 septembre 2005. Fille et élève de Jacques Simon, auteur de paysages à l’aquarelle et du Vitrail de sainte Anne pour l’église de Carolles, Manche. T14,20.

TASSAERT, Antoinette épouse BEER (dite BEER, Toinette). Paris, 1768 - Berlin, 1820. Pastelliste spécialisée dans les portraits miniatures. Fille d’Antoine Tassaert et de Marie Edmée Moreau, épouse en 1793 de Joseph Beer. T11,8. T11s,29. T15,23.

TASSAERT, Henriette Félicité épouse ROBERT (dite ROBERT, Félicitas). Paris, 17 avril 1766 - Berlin, 6 août 1818. Peintre, pastelliste et graveure. Elève de Chodowiecki et de Graff, elle exposa à l’Académie de Berlin de 1786 à 1816. Fille d’Antoine Tassaert et de Marie Edmée Moreau. T11s. T16,24.

TASSAERT, Jean Denis. Paris, avant 1775 - Berlin, après 1791. Graveur, fils d’Antoine.

TASSAERT, Jean Joseph François. Paris, 1765 - Paris, 3 août 1838. Graveur, élève à Londres de Bartolozzi, installé à Paris en 1792. Ses œuvres les plus remarquées sont des gravures au pointillé illustrant la Révolution et l’Empire. Fils d’Antoine Tassaert et de Marie Edmée Moreau. T17,s.

TASSAERT, Jean Pierre. 1651-1724. Peintre, reçu maître à Anvers en 1690. Suiveur de Rubens, il peint des sujets d’histoire et des portraits. Ses œuvres sont à Liège (cathédrale). Fils du peintre Pierre Tassaert. T15,23. T16,5.

TASSAERT, Jean Pierre Antoine. Anvers, 19 août 1727 - Berlin, 21 janvier 1788. Sculpteur, élève à Londres de Roubillac puis à Paris de Michel-Ange Slodtz. Il travaille d’abord pour l’architecte Le Carpentier, le fermier général Bouret et l’abbé Terray. En 1769, il est agréé par l’Académie puis promu sculpteur de Monsieur (futur Louis XVIII). En 1775, Frédéric II de Prusse l’engage comme premier sculpteur. Ses élèves sont Godecharle à Paris ; Selvino, Schadow et Unger à Berlin. Marqué par le goût baroque (Catherine II en Minerve, Saint-Petersbourg), il se rallie vite à l’école néoclassique (Pyrrha, Louvre). Ses œuvres sont dans 12 musées ou palais dont Baltimore, Berlin, Detroit, Rueil-Malmaison, Postdam, Philadelphie, Washington. Petit-fils du peintre Jean Pierre Tassaert, époux de Marie Edmée Moreau. Thèse par Thomas Besing, Munich, 1996. T2,25. T8,5. T15,7. T15s,10.

TASSAERT, Luc (Lucas). Anvers 1635 - 1690. Peintre, fils de Pierre Tassaert.

TASSAERT, Nicolas François Octave. Paris, 26 juillet 1800 - Paris, 22 avril 1874. Dessinateur, graveur et peintre de l’école romantique française. Elève de son frère Paul, de Guillon-Lethière et de François Girard. Tandis qu’il peint pour des amateurs des scènes de genre (Femme au verre de vin), ou des sujets misérabilistes (Les enfants dans la neige), il expose au Salon des toiles mythologiques (Diane et Actéon), religieuses (La Communion des premiers chrétiens) ou littéraires (Sarah la baigneuse sur un poème de V. Hugo). Au Salon de 1851, sa Famille malheureuse, illustrant une page de Lamennais, lui vaut une immense notoriété. Ses principaux mécènes sont Bruyas, Dumas fils, Chocquet, Achille Fould, Marmontel, Rouart. En 1865, la cécité met fin à sa carrière. Ses œuvres sont dans 34 musées d’Europe et d’Amérique, dont Bayonne, Montréal, Montpellier, Paris (Carnavalet, Louvre, Orsay, Vie romantique). Fils de François Tassaert. Thèse par Murielle Le Guen (Université Paris IV, 1994). T15,24. T18,9.

TASSAERT, Paul. Berlin, 1792 - Paris, 8 mai 1850. Graveur établi à Paris. On lui connaît des portraits, des scènes de genre et surtout de sujets religieux d’après des peintres des 16e et 17e siècles. Paris (BnF, Carnavalet). Fils de François Tassaert, gendre du graveur Léon Mauduison père. T15,23. T17s,6.

TASSAERT, Peter Franz (Pierre François). Anvers, 1663 - Rothenburg, 1735. Peintre actif en Wurtemberg et à Rothenburg-sur-Tauber, actuelle Bavière. On lui connaît des portraits, des décors pour un château et des sujets bibliques. Fils de Luc Tassaert. T22,13.

TASSAERT, Philippe. Anvers, 11 juin 1758 - après 1783. Peintre, fils et élève de Philippe Joseph Tassaert, il exposa en 1783. T19s.

TASSAERT, Philippe Joseph. Anvers, 18 mars 1732 - Londres, 6 octobre 1803. Peintre et graveur. Reçu maître à Anvers en 1756, il est ensuite élève de Thomas Hudson, à Londres, et se fixe dans cette ville, peignant des portraits et gravant notamment d’après Rubens, Poussin et les maîtres italiens. Petit-fils de Jean Pierre Tassaert et frère d’Antoine. T11,19, T11s,29, T13,18. T15,23. T19s.

TASSAERT, Pierre. Peintre, reçu maître à Anvers en 1635. Jeanne Floquet, son épouse, était apparentée aux peintres Simon Floquet et Paul Floquet. T15,23.

TASSAERT, Septime Laurent Louis. Paris, 20 mai 1799 - Paris, 28 avril 1832. Graveur, mort du choléra. Fils de François Tassaert. T17s,6.

TRUFFAUT, Georges. Pontoise, 1857 - Maintenon, 1882. Peintre, élève de Lehmann et de Bouguereau. Second grand prix en 1880 pour Télémaque retrouvant Ulysse, il ne put partir pour Rome, étant atteint de tuberculose. En 1882, il exposa des cartons de tapisserie au salon des Arts Décoratifs. Paris, ENSBA. Fils d’Alexandre Truffaut et d’Anna Naze. Arrière-petit-fils de Jean Louis Duport par sa grand-mère Céleste Duport Naze. T17,7.

 

ABRÉVIATIONS

CM : Jacques Simon, Carolles, Manche, 1949.
CP : Centenaire d’un paysagiste, Ernest Constant Simon, Mémoire des Artistes, 1995.
méd. : médaille.
EDPP : Emile Dardoize, Peintre de paysage, Mémoire des Artistes, 2001.
ENSBA : Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris.
EU : exposition universelle.
hst : huile sur toile.
MLG : Murielle Le Guen, Octave Tassaert [thèse], Université Paris IV, 1992.
MMG : Martine Maleval Gourmelon, Emile Dardoize, Ernest Simon, Jacques Simon [mémoire de DRA], Ecole du Louvre, Paris, 2006.
Prost : Bernard Prost, Octave Tassaert, Notice sur sa vie et catalogue..., Paris, 1886.
s : Supplément à Tournefeuille.
SAF : Salon annuel de la Société des Artistes français. Succède en 1881 au Salon officiel.
SNBA : Salon annuel de la Société nationale des Beaux-Arts, fondé en 1890.
T (suivi du numéro d’ordre et du numéro de page) : Tournefeuille, Bulletin annuel. Fondé en 1992, édité par Mémoire des Artistes.
VD : Véronique Dardoize, Louis Emile Dardoize [mémoire de maîtrise], Université Montpellier III, 1983.

(Les titres d’ouvrages sont suivis du numéro de page, sauf dans CP et EDPP où les chiffres renvoient aux numéros des illustrations).